24.04.2008
Au revoir et la suite sur un autre bateau
Cette note sera la dernière... de ce blog!!!!
Mais pas de panique, j'en ouvre un autre dans la foulée.
En fait, ce blog était bizarre, je l'ai exclusivement centré sur la dépression, en y glissant quelques petites autres choses plus légères au milieu. Mais comme vous pouvez le constater facilement, je n'ai pas posté depuis 15 jours. Pourquoi? eh bien parce que ce blog était trop "entre deux". Quand j'allais vraiment mal, j'étais trop bas pour poster sur internet... et quand ça allait un peu mieux, soit je ne postais pas parce que je voulais vivre un minimum et je n'avais pas envie de me replonger dans les sentiments dépressifs, soit je postais, mais allant pas trop mal, les posts étaient trop décalés par rapport à la réalité de mes moments de dépression : trop de recul, pas assez, trop d'humour ou encore pas assez... ils étaient sincères, parfois justes j'espère... mais là ça ne marche plus.
J'ai donc décidé de recréer un blog, cette fois-ci pas spécialement centré sur la dépression, où j'aborderai tout le reste et glisserai un peu de mon "journal de dépressif" de temps en temps. Parce que je me suis aperçu que pour moi, l'écriture restait la meilleure des thérapies...
Alors si vous voulez, suivez-moi dans...
Ma nouvelle superproduction... pour l'instant, il y fait noir et vide... mais ça ne devrait pas tarder à se remplir.
Je laisse quand même ce blog ouvert parce qu'il est vraiment cher à mon coeur...
A tout à l'heure
12:05 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2008
La note optimiste
Dernièrement, une pensée me maintenait éveillé au milieu de la nuit. Et si mon blog de dépressif était trop déprimant ? personne n’y avait pensé à cela, hein ?
J’ai donc décidé de conquérir un nouveau public de gens joyeux en faisant un « post optimiste ». Attention, ça ne va pas durer longtemps, profitez-en bien… 1…2…3… c’est parti !!!
euh ah non c'est raté, désolé je m'y reprends donc...

Aaaaaaaaaaaaah.
Voilà c’est fini, on est tranquille pour au moins deux mois
16:03 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : yahou, super, extra, miaou
07.04.2008
Ma journée type…
6 heures… je me lève, et je me bouscule, bah oui j’me réveille quand même… bah oui c’est un peu l’habitude. Je sais, commencer le récit de sa journée en pastichant la chanson de Claude François, c’est un peu Petit Bateau, mais bon que voulez-vous, c’est pas comme si les milliards de gars qui ont eu l’idée avant moi allait me faire un procès, hein ?
Donc reprenons le fil des évènements. En général, au réveil, je me sens vaguement angoissé à l’idée de commencer une nouvelle journée, parce que si je sais comment elle commence, je ne sais jamais comment elle finit, quels nuages ou tempêtes vont passer dans mon ciel, ou si au contraire je parviendrai à maintenir le cap. Mais bon, la prise des anxyolotiques du matin, combiné à la ptite activité machinale du combo douche+ptit déj’ parvient en général à dissiper ce sentiment de malaise.
Là, je prends mon car et je redors. Il ne se passe en général pas grand-chose. J’aime prendre le car. Mais à part ça, je vois pas…

8-9 heures, suivant les contraintes du travail. Je commence ma journée vraiment à ce moment là.
En général, le matin, je me sens vraiment bien, en forme, lucide, j’ai la capacité à élaborer des projets, à réfléchir, à éviter des écueils, je me sens vraiment en phase dans mes baskets et j’ai à nouveau l’impression de vivre normalement.
12-14h. C’est toujours pareil. Là, bébé commence à avoir sa petite fatigue. A partir de ce moment là, je rentre très progressivement dans le « monde du coton ». Ma fatigue augmente, ma tête s’alourdit, je commence à perdre cette précieuse lucidité du matin pour me ressentir petit à petit, eh bien… juste déprimé, rhalala.
17 heures. Le tournant critique. Ca passe ou ça casse. En général, le trajet en bus de retour me permet de me requinquer un peu mais j’arrive fourbu à la maison, le poids du monde sur mes épaules trapues. Et putain, je n’ai pourtant pas envie d’aller mal à ce moment-là… mais c’est pourtant dans ces moments que je suis le plus fragile, que tous les plans que l’on a pu mettre au point avec ma chérie pour contourner les obstacles, pour déjouer les pièges de la dépression, c’est en général là que je me plante et que je me laisse glisser, à moitié vaincu, et que la moindre contrariété m’envoie valser dans les tréfonds du « Grand N’importe Quoi ». Je dis « à moitié », parce qu’heureusement, j’ai quand même le sentiment de ne pas perdre à chaque fois tout le terrain gagné. A chaque moment sa révélation, sa porte ouverte vers des sentiments plus précis et plus justes.
Moment du coucher. Moment critique s’il en est. Vais-je craquer dans la dernière ligne droite ? si non, banco, si oui, alors c’est parti pour la nuit blanche à ressasser ma merde. Bon, là où on voit que ça va un peu mieux, c’est que nous n’avons pas connu de soirs « dramatiques » depuis quelques temps, de ceux qui épuisent et laissent sans voix. Maintenant, en tout cas, je sais que je dois gérer plus prudemment l’intensité de ma journée.
Aller hop, espoir, te revoilà. Où t’étais mon poteau !!!
22:05 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépression, bridget djones
Résumé des épisodes précédents
Nous avions quitté lors des précédents épisodes un héros très déprimé, mais également passablement énervé. Comme nous sommes ici un feuilleton qui tient à fidéliser son public, rassuez-vous, les conditions de météorologie émotionnelle sont à peu près les mêmes, donc personne ne sera perdu et Page et Ridge en sont toujours sur la même scène depuis l’épisode 245. Tout le monde attend cependant impatiemment l’arrivée de Crickett.
Après trois jours corrects, durant lesquels notre héros se mit à expérimenter de nouveau des sentiments proches de ceux d’un être humain normal et fut même en capacité de se sortir la tête de son nombril pour s’occuper un minimum de l’amour de sa vie, la loi de la gravité étant ce qu’elle est, la pomme retomba et Newton était bien en dessous. Car notre héros avait un cœur, et de nouveau il avait tenté de l’écouter, mais la sensation d’ivresse résultant de l’amélioration passagère de sa condition lui fit perdre de vue qu’il n’était encore qu’un grabataire émotionnel à l’aube de sa convalescence.

Il y eut donc bouleversement, et non-reconnaissance de cette fragilité pourtant bien normale. Il y eut donc barrage progressif en vrille et éclatage en bons gros sanglots habituels… avec appelage d’SOS Amitiés pour faire bonne mesure…
Et gros sentiment de déprime le dimanche soir et besoin de sortir tout ça de la tête et de le mettre quelque part, ailleurs, alors pourquoi pas sur ce blog, hmmm, fidèle lecteur ?
Le plus étrange dans tout cela, c’est que j’avance. J’avance doucement mais sûrement. Mais de toutes mes avancées qui me permettent de mieux cerner l’origine ou encore le mécanisme de mes problèmes, aucune ne signifie guérison. Et pourtant, à chaque période de « mieux », j’ai ce fol espoir qui rejaillit en moi… et si c’était pour cette fois, le « début de ma nouvelle vie » ? Mais à chaque fois, j’ai une terrible angoisse de la rechute, à tel point que je peux prendre un simple coup de moins bien pour un recul énorme. Ce n’est pas le cas, évidemment, mais c’est vraiment les boules à chaque fois.
J’ai pourtant plusieurs leviers pour reprendre un certain contrôle de ma vie :
- Le nœud, le cœur : Prendre mes distances émotionnelles avec mes parents (je le détaillerai dans un prochain post, ami lecteur, afin de récompenser ton assiduité)
- Ecouter mon cœur plutôt que ma tête, car c’est là fonctionnent en boucle tous les refrains de la dépression.
- Quand ça va mal, le dire. Ne pas essayer de jouer les héros, Bobby.
- Accepter d’être en colère ou bien que l’on soit en colère contre moi. A ce titre, mon psy m’a filé des exos « comportementalistes » pour gérer cette émotivité qui pour l’instant me dépasse totalement…
Aujourd’hui est déjà un autre jour, et je me suis levé en me demandant ce qui allait me tomber dessus encore ou si j’allais tout simplement arriver à expédier les affaire courantes… Aye, caramba.
Pas de chute pour ce post…

00:41 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépression, sos amitié




