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07.04.2008
Résumé des épisodes précédents
Nous avions quitté lors des précédents épisodes un héros très déprimé, mais également passablement énervé. Comme nous sommes ici un feuilleton qui tient à fidéliser son public, rassuez-vous, les conditions de météorologie émotionnelle sont à peu près les mêmes, donc personne ne sera perdu et Page et Ridge en sont toujours sur la même scène depuis l’épisode 245. Tout le monde attend cependant impatiemment l’arrivée de Crickett.
Après trois jours corrects, durant lesquels notre héros se mit à expérimenter de nouveau des sentiments proches de ceux d’un être humain normal et fut même en capacité de se sortir la tête de son nombril pour s’occuper un minimum de l’amour de sa vie, la loi de la gravité étant ce qu’elle est, la pomme retomba et Newton était bien en dessous. Car notre héros avait un cœur, et de nouveau il avait tenté de l’écouter, mais la sensation d’ivresse résultant de l’amélioration passagère de sa condition lui fit perdre de vue qu’il n’était encore qu’un grabataire émotionnel à l’aube de sa convalescence.

Il y eut donc bouleversement, et non-reconnaissance de cette fragilité pourtant bien normale. Il y eut donc barrage progressif en vrille et éclatage en bons gros sanglots habituels… avec appelage d’SOS Amitiés pour faire bonne mesure…
Et gros sentiment de déprime le dimanche soir et besoin de sortir tout ça de la tête et de le mettre quelque part, ailleurs, alors pourquoi pas sur ce blog, hmmm, fidèle lecteur ?
Le plus étrange dans tout cela, c’est que j’avance. J’avance doucement mais sûrement. Mais de toutes mes avancées qui me permettent de mieux cerner l’origine ou encore le mécanisme de mes problèmes, aucune ne signifie guérison. Et pourtant, à chaque période de « mieux », j’ai ce fol espoir qui rejaillit en moi… et si c’était pour cette fois, le « début de ma nouvelle vie » ? Mais à chaque fois, j’ai une terrible angoisse de la rechute, à tel point que je peux prendre un simple coup de moins bien pour un recul énorme. Ce n’est pas le cas, évidemment, mais c’est vraiment les boules à chaque fois.
J’ai pourtant plusieurs leviers pour reprendre un certain contrôle de ma vie :
- Le nœud, le cœur : Prendre mes distances émotionnelles avec mes parents (je le détaillerai dans un prochain post, ami lecteur, afin de récompenser ton assiduité)
- Ecouter mon cœur plutôt que ma tête, car c’est là fonctionnent en boucle tous les refrains de la dépression.
- Quand ça va mal, le dire. Ne pas essayer de jouer les héros, Bobby.
- Accepter d’être en colère ou bien que l’on soit en colère contre moi. A ce titre, mon psy m’a filé des exos « comportementalistes » pour gérer cette émotivité qui pour l’instant me dépasse totalement…
Aujourd’hui est déjà un autre jour, et je me suis levé en me demandant ce qui allait me tomber dessus encore ou si j’allais tout simplement arriver à expédier les affaire courantes… Aye, caramba.
Pas de chute pour ce post…

00:41 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépression, sos amitié





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