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07.04.2008
Ma journée type…
6 heures… je me lève, et je me bouscule, bah oui j’me réveille quand même… bah oui c’est un peu l’habitude. Je sais, commencer le récit de sa journée en pastichant la chanson de Claude François, c’est un peu Petit Bateau, mais bon que voulez-vous, c’est pas comme si les milliards de gars qui ont eu l’idée avant moi allait me faire un procès, hein ?
Donc reprenons le fil des évènements. En général, au réveil, je me sens vaguement angoissé à l’idée de commencer une nouvelle journée, parce que si je sais comment elle commence, je ne sais jamais comment elle finit, quels nuages ou tempêtes vont passer dans mon ciel, ou si au contraire je parviendrai à maintenir le cap. Mais bon, la prise des anxyolotiques du matin, combiné à la ptite activité machinale du combo douche+ptit déj’ parvient en général à dissiper ce sentiment de malaise.
Là, je prends mon car et je redors. Il ne se passe en général pas grand-chose. J’aime prendre le car. Mais à part ça, je vois pas…

8-9 heures, suivant les contraintes du travail. Je commence ma journée vraiment à ce moment là.
En général, le matin, je me sens vraiment bien, en forme, lucide, j’ai la capacité à élaborer des projets, à réfléchir, à éviter des écueils, je me sens vraiment en phase dans mes baskets et j’ai à nouveau l’impression de vivre normalement.
12-14h. C’est toujours pareil. Là, bébé commence à avoir sa petite fatigue. A partir de ce moment là, je rentre très progressivement dans le « monde du coton ». Ma fatigue augmente, ma tête s’alourdit, je commence à perdre cette précieuse lucidité du matin pour me ressentir petit à petit, eh bien… juste déprimé, rhalala.
17 heures. Le tournant critique. Ca passe ou ça casse. En général, le trajet en bus de retour me permet de me requinquer un peu mais j’arrive fourbu à la maison, le poids du monde sur mes épaules trapues. Et putain, je n’ai pourtant pas envie d’aller mal à ce moment-là… mais c’est pourtant dans ces moments que je suis le plus fragile, que tous les plans que l’on a pu mettre au point avec ma chérie pour contourner les obstacles, pour déjouer les pièges de la dépression, c’est en général là que je me plante et que je me laisse glisser, à moitié vaincu, et que la moindre contrariété m’envoie valser dans les tréfonds du « Grand N’importe Quoi ». Je dis « à moitié », parce qu’heureusement, j’ai quand même le sentiment de ne pas perdre à chaque fois tout le terrain gagné. A chaque moment sa révélation, sa porte ouverte vers des sentiments plus précis et plus justes.
Moment du coucher. Moment critique s’il en est. Vais-je craquer dans la dernière ligne droite ? si non, banco, si oui, alors c’est parti pour la nuit blanche à ressasser ma merde. Bon, là où on voit que ça va un peu mieux, c’est que nous n’avons pas connu de soirs « dramatiques » depuis quelques temps, de ceux qui épuisent et laissent sans voix. Maintenant, en tout cas, je sais que je dois gérer plus prudemment l’intensité de ma journée.
Aller hop, espoir, te revoilà. Où t’étais mon poteau !!!
22:05 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépression, bridget djones





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