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31.03.2008

Juste un « intermède pas content »

339267669.jpgEncore le « Franc Parler » sur I-télé tout à l'heure, et encore le sieur Stéphane Paoli.

 

 

Car voyez-vous, à I-télé comme à BFM comme à Europe 1 ou RMC, bin la crise financière, ça inquiète. Ca pose des vraies questions, ça oblige à réfléchir un peu plus loin que le bout de sa Laurence Parisot. Et ça fout les chtouilles aussi : « ouh lalala mais si on s'était planté, si le libéralisme c'était pas naturel et que c'était des hommes qui le faisait et qu'en fait ils pouvaient se vautrer et déclencher l' « Armageddon » (expression entendue sur CNSBC Europe, la CNN boursière en Europe),

 

Et du coup, Paoli, à l'économiste Daniel Cohen: « Mais vous ne croyez pas que par cette crise, le libéralisme réclame de la régulation? ».

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La, stupeur sur le plateau, où l'alarme anti bolchevik vient de se déclencher. Raphaëlle Bacquet l'éteint tout de suite d'un coup de coude discret. Car enfin, ça n'est que Stéphane Paoli qui parle. Et S. Paoli, entre deux ménages, se représente apparemment le (néo)libéralisme comme une espèce de grand enfant en pleine crise d'adolescence qui réclame juste un peu d'attention, une pitite fessée symbolique mais qu'il deviendra quand même trader comme son papa, une fois qu'il aura coupé ses cheveux longs quand même.

 

CA M'ENEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERVE.

 

Parce que la Fed va étouffer l'affaire en rachetant les crédits pourris des banques pourries, que ça va resolvabiliser le marché, que le dolalr sera peut etre faible mais que du coup ça va permettre de relancer la croissance US, et que ce sera reparti pour un tour. Entretemps, Paoli se sera dit que « tiens non, en fait iavait pas besoin de régulation ».

 

Mais Le marché souffre lui aussi de trouble bipolaires, les gars. Ça veut dire que même en phase « up », il est malaaaaaaaaaaaaaade!!!! Voilà. Et il paraît que maintenant, c'est l'immobilier espagnol qui va nous pêter à la tronche. Génial. Comment voulez-vous avoir envie de vous lever le matin.

 

Il ne nous reste vraiment plus que l'amour et la tendresse, bordel. Jusqu'à ce qu'il nous y mette un prix dessus.

Et une nouvelle semaine qui commence...

637553732.jpgJe me rends compte que je n'avais plus posté depuis près d'une semaine, sans doute parce que j'étais trop occupé à chialer – arrêter de chialer – chialer etc, etc... Difficile de taper quand votre clavier est inondé.

 

J'exagère un peu, c'est vrai, pour me redonner un peu de confiance au moment d'écrire ces lignes. Je n'ai pas pleuré TOUT le temps, mais presque quotidiennement. Plus d'angoisse, mais des larmes. Vla aut' chose. Et l'autre fait avéré, et qui n'en est pas moins pathétique, c'est que j'ai développé une sorte d'eczéma sous l'oeil gauche, à force d'essuyer mes larmes de crocrodile. Une simple crème le fait disparaître (magique!!!) mais deux crises de larmes en 2 jours et patatras. Le revoilou.

 

Trève de plaisanteries (oui parce que comme vous voyez, ici, hein, c'est la franche rigolade, la poilade assurée, le palais de la bonne humeur, attrapez la queue du ptimickey msieudames!!) ce qui est véritablement impressionnant, c'est que plus j'avance, plus je cerne mes véritables problèmes, plus je dévoile mes mécanismes internes qui m'ont mené à la dépression, eh bien, plus je pleure. J'aurais eu tendance à croire que j'allais ressentir un mieux, une sorte de joie, ou de bien-être, même timide...

 

bin non.

 

Je pleure.

 

Je suis de plus en plus émotif. Toutes mes défenses tombent les unes après les autres, je me retrouve à poil dans ma tête, et tout comme les petits enfants j'ai l'impression d'avoir perdu toutes les défenses immunitaires que j'ai pu acquérir, et donc je réagis à donf', au quart de tour. Là, petit Yves apprends à gérer la colère. C'est dur. C'est pas évident. Pendant que d'autres construisent des fusées ou découvrent des vaccins, moi j'apprends à gérer mes sentiments. Bienvenue dans la maternelle émotionnelle. Vous allez voir, c'est chouette, ia des ballons. 1749018064.jpg

 

J'ai l'air sans doute dur avec moi, mais c'est aussi une manière de prendre du recul. On verra bien ce qu'il en sortira. Par contre, je sais que j'avance « à petits pas de souris », comme me dit ma chérie,

 

« qui lit au fond de mon coeur / comme dans un livre d'Harry Potteur... »

 

Vous avez vu? Ça rime !!!

 

En fait je pleure parce que je suis coincé quelque part entre ma tête et mon coeur. Mais je le sais, maintenant. Et aujourd'hui, j'ai un peu mieux entendu mon coeur.

 

Du coup, aujourd'hui, quasi pas de larmes !!!

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... pour ce soir en tout cas... A demain alors.

26.03.2008

Sentiments durs à gérer

701649095.gifChose promise, chose due. Si la semaine dernière a été chaotique, c'est que j'ai réalisé plein de choses. Les anti-dépresseurs n'étaient vraiment pas extras pour moi, ça me faisait passer par des moments de hauts et de bas complètement épuisants et impossibles à supporter pour ma chérie. Alors j'ai changé de médocs. Tercian, here i come. Et ce truc m'a vraiment fait du bien, ça m'a enlevé l'angoisse et les sentiments annexes créés par la dépression comme l'angoisse, la boule au ventre ou la culpabilité sans objet particulier, ou la sensation de ne pas pouvoir se lever pour commencer quelque chose. Du coup, je me suis retrouvé tout dépouillé face à la vérité nue et aux sentiments purs qui me mettent dedans aujourd'hui parce qu'ils se sont accumulés sur des dizaines d'années.

Je ne détaillerai pas forcément les causes objectives et les trucs persos que j'ai compris, par pudeur (bin oui je déballe tout mais je garde le bas, désolé).

Le pire (ou le mieux, parce que j'ai énormément progressé ce jour là), c'est mardi dernier, le 18. Me voilà parti sur les petites routes de campagne entre le petit village où j'habite et une petite ville à une trentaine de bornes de là. Et moi, d'humeur badine, je veux passer par un itinéraire inhabituel, pour changer, pour le plaisir de conduire dans la campagne au milieu des ragondins et des mulots farceurs. Mais sur toutes les routes que je prenais, sur toutes les déviations que j'empruntais, je vous jure, il y avait des travaux, impossible de passer. Me voilà tout seul dans ma caisse à paniquer comme un gland durant 20 minutes avant de retrouver un chemin qui m'accepte. On aurait dit un mauvais rêve, une putain de métaphore de ma vie. Mais c'était la réalité.

Du coup me revoilà sur la bonne route, et je cogite, je cogite, je cogite, et un sentiment de tristesse immense commence à me gagner et je me mets à chialer, doucement d'abord, puis à gros sanglots de plus en plus, au point de ne plus pouvoir conduire et d'être contraint de m'arrêter. Alors en Djack Bauer bien équipé de la dépression que je suis, je sors mon pti carnet et je me mets à écrire, écrire, écrire, jusqu'à ce que les larmes se tarissent et que je retrouve un semblant de calme pour reprendre la route. Si vous ne vous êtes jamais trouvés arrêtés sur une départementale en train de sangloter, alors que des gros camions passent à 90 km/heures et qu'à chaque fois le souffle vous fait tanguer, eh bien, si vous pouvez éviter, faites le. Aller plutôt au ciné ou, tenez, au bowling par exemple.

Cette tristesse, elle venait du fin fond de mon enfance et de ce que j'ai vécu – ou pas vécu – à ce moment là, à partir du moment où j'ai choisi de me replier sur moi pour ne rien faire de mal, à me plonger dans les livres au lieu de la vie, là où j'étais inoffensif et où personne ne pouvait me critiquer ou me faire de mal, où je pouvais être un petit garçon modèle que je cherche encore à être aujourd'hui malgré moi, et c'est pour cela que je ressens encore tout avec autant d'acuité, comme si c'était encore d'actualité. Mais ça l'est. Et j'ai 29 ans, bordel.

 

Le jeudi, révélation fatale. Yves, 29 ans, pas de but dans sa vie, aucune estime de lui-même, ne respectant pas les autres parce qu'il ne se respecte pas lui-même, provoquant des situations merdiques pour être « puni », pour « avoir mal » parce que quelque part je le mériterais. Bin oui après tout, quand on embarque tout le monde dans la merde de la dépression, quand on est incapable de gérer sa propre vie, qu'est ce qu'on mérite à part en prendre plein la tronche! La fessée émotionnelle, en quelque sorte.

 

Samedi, enfin.Et là vous vous dites « ah oui quand même il a tout de même réussi à arriver jusqu'au samedi, moi je croyais qu'il n'y avait plus qu'à vendre le nom de domaine de ce blog parce que tout était foutu ». Presque, perspicace lecteur. Car le samedi fut bien merdique. Mais salutaire lui aussi. Parce que là je comprends enfin que le lien entre toutes ces situations, toutes celles que je notai dans mon carnet selon la méthode dite des « trois colonnes » (situation / changement d'humeur / pensées) toutes avaient un point commun.

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La colère.

Le ressentiment

Et ça dans les deux sens... je me rends compte que je suis incapable de gérer une colère, même légitime, dirigée vers moi. Et que ça trouve une résonnance particulière, un écho puissant dans mes tripes. Que ça me désempare. Que je me sens inexplicablement coupable, fautif au-delà du rationnel, que ça me le doigt dans une plaie à vif. J'ai juste envie de fuir, de me cacher, de me réfugier dans le petit monde du petit Yves de 7 ans au milieu de ses livres, à l'époque où on se foutait (gentiment) de moi, en disant que j'avais avalé un dictionnaire, mais que je ne provoquais la colère de personne. Pensez-vous ! Yves, c'est un bon élève, il est sage, dans son coin, on ne l'entend jamais, une crème. Ce qu'il pense? Là on n'en sait rien, mais quelle importance.

Et à l'inverse, lorsque moi je ressens de la colère, je suis absolument incapable de l'exprimer, je la refoule, et elle grandit pourtant en moi et me rend irritable, prêt à basculer au moindre souffle dans le gouffre du grand n'importe quoi. Et je vacille au bord du nombrilisme, de l'égotisme constant, ping pong entre le complexe d'infériorité et de supériorité...

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Alors pourquoi? Je suis au seuil de quelque chose, j'ai des vraies pistes. Mais ça sera pour une autre fois. Mais si je suis arrivé au samedi, que je suis même parvenu en un seul morceau au mardi, dites bravo à ma douce qui sait le mélange secret entre compréhension tendre et secouage de cocotier, qui n'a pas peur de la colère ni d'aucuns sentiments, pour qui je suis avant tout humain, qui me serre dans ses bras ou me met face à moi-même quand il le faut. Je ne sais pas d'où elle tire cette force (qui a ses limites, la situation l'épuise elle aussi), ou plutôt je sais, mais je ne le dirai pas. Mais en tout cas, elle mérite que toute personne qui lise ce message s'arrête un instant de penser à moi (pour autant qu'il le fasse), pour penser un peu à elle et lui envoyer un peu plus de force pour qu'elle tienne. Moi on s'en fout. Mais seigneur, faites que j'aille un peu mieux avant que de l'avoir poussée à bout.

Ca va le faire, parce qu'on le mérite tout les deux. Mais qu'est ce que c'est dur et chaotique.  

Les épinards

1068521354.jpgDans ces deux mots sont résumés tout ce que le monde peut offrir de plus terrible. C'est plin de fer, d'accord, mais c'est pas  une raison pour mettre dans notre assiette un truc pareil.

Et moi, ce midi, que trouvè-je dans mon écuelle? Un truk gluglu et verdâtre. Un gloubiboulga venu droit des profondeurs de l'enfer.

N'écoutant que mon courage, j'enfournai gaillardement ladite substance dans mon vaillant gosier. Et là, l'accident bête. Je mâche, je remâche, et je remâche encore, et je me trouve IN-CA-PA-BLE d'avaler. Et plus je mâche, plus la bouillie perd son goût pour prendre une saveur et une texture proprement écoeurants.1648665976.jpg

C'en fût trop pour mon estomac. Secoué de hauts-le-coeur, je me levai prestement et allait recracher le slime dans la poubelle la plus proche, où je contemplai, choqué, désabusé, le symbole de mon inconséquence.

En plus yavait du poisson avec.

La vie est nulle parfois.

 

25.03.2008

Seigneur, pourquoi...

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... mettent-ils au restaurant de si petites carafes d'eau?!!! Nan mais c'est vrai, t'as même pas de quoi remplir deux verres avec ces trucs pour minipouces. Et comment fait-on, hein, quand on est sous traitement et qu'il n'y pas trop droit à l'alcool et qu'on doit sans arrêt rappeler le serveur pour qu'il étanche notre soif légitime? Car sachez le, ami lecteur, il arrive aussi aux dépressifs d'avoir soif. Je proteste donc avec vigueur. Et pourtant j'adore les restaus. Et les serveurs. Et aussi les patrons de restaus. J'aime tout le monde en fait. Alors pourquoi m'emmerder ainsi!

Faites comme moi, militez pour la carafe d'eau d'1L MINIMUM!!!

El sueno bizarro numero tres del senor Yves (le troisième songe étrange du sieur Yves)

1115522252.jpgun poil de retard, avec ce truc nocturne du 17 mars...

Je me réveille le matin, je suis en repos (pas besoin d'aller au taf', les joies du temps partiel, les gars, pensez-y!!) Ma chérie, elle, est déjà partie au travail pour ramener du bifteck sur la table.

Je vais dans le salon, et là je constate que les fauteuils, le canap' et les meubles, ont à nouveau bougé. Il faut dire qu'on en avait récemment modifié la dispo, et que peu après je suis tombé en dépression comme un gland sur l'herbe automnale... voilà pour l'historique.

Là, tous ces éléments semblent avoir effectué une rotation de 45° vers la droite, me laissant apercevoir tout un tas de mauvaises herbes qui foisonnent au pied d'une fenêtre auparavant cachée par un fauteuil.

Je décide de mettre des gants et de me mettre à désherber (avec la vigueur qui me caractérise, les gars, sans déc' vous me connaissez). Au début, la tâche est pénible, je l'accomplis de manière compulsive, en m'essoufflant. Mais plus je m'accroche, plus la tâche devient facile, jusqu'à ce que place nette soit faite et que je jette tout dans un gros sac poubelle.

Là, je me dis « Ma chérie sera fière de moi, j'ai su prendre une initiative ». 

Fin du rêve. Pour celui-ci, les droits ont déjà été achetés par George Lucas. Pas de bol sur ce coup.

22.03.2008

Semaine de merde...

1990037651.jpgJe reposterai le détail quand j'aurai plus de recul, ou je me bornerai à recopier les notes que j'ai pu prendre, je ne sais pas encore.

Mais à chaque fois que j'ai l'impression de faire des progrès, de découvrir quelque chose qui va me permettre d'aller mieux, je retombe. Et même s'il y a plein de raisons objectives pour cela, je trahis promesse après promesse, espoir après espoir, au point d'en perdre le contact avec tout sentiment positif, avec le fait même de se sentir capable d'aimer tout simplement. Et même si ce n'est qu'illusion, ça fait pas vraiment du bien.

Je sais pourtant que c'est possible, je viens de regarder plein d'albums photos de notre histoire avec ma femme, et quand je les revois et que je la sais à côté de moi, je sais que je l'aime, je sais pourquoi je l'aime, très précisément, avec des mots dessus.

Je l'aime parce que je la trouve intelligente, belle, sensible, malicieuse, qu'elle sait faire plaisir aux gens juste pour le simple fait de le faire, sans en attendre aucun bénéfice pour elle. Je l'aime parce que quand elle est fatiguée et qu'elle veut aller se coucher, elle a cette petite moue boudeuse et drôle qui me dit « mon petit loup, cajole moi prends soin de moi » et qu'elle s'abandonne totalement (parce qu'elle le veut bien, elle n'a besoin de personne et c'est ce qui me fait craquer encore aujourd'hui . J'aime son rire, son sourire. Et pourtant, quand j'y pense, je pleure & je pleure encore,

Mais c'est comme si la liaison entre mes sentiments et leur traduction en actes était brisée, et que je ne fais plus que réciter mes gammes d'amoureux d'après les souvenirs que j'en ai, d'avant ma dépression ou de ce qui est diagnostiqué comme tel.

Et pour une fois, les médocs marchent. Je ne me sens plus du tout angoissé, plus oppressé. Vive le Tercian, pour ça. Résultat, plus rien ne se passe dans l'estomac et les poumons, c'est tout dans la tête. Et je suis complètement submergé par la tristesse et le mal que je fais autour de moi. Il n'y a pas de remède pour la culpabilité, apparemment.C'est comme une hyper lucidité qui me paralyse complètement. Je n'arrive pas à respecter ma chérie, en tout cas pas plus de 12 heures d'affilée...

La plus grosse connerie du discours que l'on tient aux dépressifs, c'est « soyez égoïste », « faites vous plaisir »... parce qu'on y croit, on pense que c'est la solution, et on peut aussi s'enfermer encore plus dans l'égocentrisme. Enfin, c'est ce qui m'est arrivé, je ne sais pas pour d'autres. Et aux conjoints : « soyez patients ». C'est quoi, la patience? Et la patience, ça s'épuise, et je suis en train de tout perdre parce que je suis incapable de décider d'aller mieux, et je gâche sa vie, son temps, sa jeunesse avec toute cette merdre.

 

Je me comporte parfois comme un putain d'accro à ma dépression, et je me dis que je devrai aller aux alcooliques anonymes ou à un truc du genre. Parce que je gâche journée après journée, possibilité après possibilité, espoir après espoir... et que ça finit par « ressembler » à la normalité. Je ne sais même plus ce que c'est que de me sentir normal. Moi qui avais les boules d'être maniaco dépressif, bipolaire. Non non je suis bien dépressif tout court. Félicitations.

Je laisse là pour ce soir, je suis en pleine crise, ça sert à rien. Je ne sais même pas quels mots utiliser pour rassurer ma chérie, lui montrer que je vais aller mieux. J'ai vraiment peur ce soir. Vraiment très peur.

 

 

14.03.2008

Pour le Plaisir!!

Gonzales - Take Me to Broadway

 

Je sais pas si c'est l'effet costard rose, mais ce clip et cette chanson me font toujours esquisser un sourire discret et pudique... alors soyons partageurs!

 

 

13.03.2008

Métro boulot dodo

650033122.jpgIl y a des choses qui vous frappent d’un coup, là, auxquelles vous n’avez jamais prêté attention alors que c’était là, juste sous vos zyeux bouffis.

Et ce matin, qu’est-ce que je me prends dans la chetron, dans le métro à 8h30 ? Bin justement Métro, le dépliant publicitaire qui noircit les doigts de milliers d’usagers chaque matin, avec les mêmes infos mal régurgitées et des sondages tout pourris et des zavis de gens qui prennent le métro. Je n’ai rien contre les gens qui prennent le métro, notez. Je suis moi-même un gens qui prend le métro, c’est dire si je suis de bonne foi.

 

Mais j’ai failli rendre mes chocapic en réalisant que 75% des gens dans la rame étaient en train de lire ce bidule, en même temps, au même endroit. Et même pas pour faire le Sudoku !!! sans vouloir offenser les mânes de Georges Marchais et toutes proportions gardées, je me voyais revenu au temps de la Pravda !

 

Alors d’aucun, taquins, me diront :

 

« ouah mais t’es moitié con comme si cétait une nouveauté t’as jamais entendu parler de TF1 ou quoi ? »

 

Moi, piqué au vif, j’admonesterai ainsi  l’importun:

 

« non mais oh eh l’aut’ il me prend pour une quiche ou quoi ? c’est symbolique ! si on réunissait tous les français de force dans une salle pour leur faire regarder ensemble, au même moment, pousser les cheveux de Pépé d’Arvor, alors là oui  je  dirai d’accord. »

 

Vaincu et confus, le cuistre s’en irait ruminer son outrecuidance dans quelque bouge mal fâmé.

 

Non mais.

 

Le problème avec ces gratuits qui diffusent la vulgate informationnelle, car c’est pareil pour 20 mn ou Direct Soir, le rouleau de PQ de Bolloré, c’est que c’est distribué par des jeunes, des vrais jeunes comme moi, et que je me sens coupable à chaque fois que je refuse de prendre un exemplaire. C’est vraiment dég’.

 

A plusse.

12.03.2008

montagnes russes

1696536162.jpgLe Week End, comme la semaine dernière, a été plutôt dur , après une semaine presque exaltée, à la limite de la phase maniaque, où je m'étais à nouveau senti capable de soulever des montagnes. ça m'a laissé crevé, vidé, grillé comme jamais auparavant. Et ça n'a pas manqué, je suis retombé en kit (pas en kilt, désolé, peut etre une prochaine fois).

Cette semaine, ça semble mieux, la communication est rétablie sur de bonnes bases avec ma chérie, après que je l'aie inondée de larmes durant des heures et des heures. Sa patience et sa force, je ne sais pas vraiment où elle les puise.

 Depuis 2 jours pourtant, encore des tonnes d'activités dans la tête, en particulier pour le syndicat où je milite,mais ça va à 2000 à l'heure dans ma tête, je n'arrive même plus à "processer" l'info. Heureusement que ma femme m'avait offert un petit carnet où je peux tout noter au fur et à mesure... en général, ça permet d'évacuer le surplus, de le ranger dans un tiroir momentanément jusqu'à ce que je sois capable de m'en occuper. 

 Mais cette alternance m'inquiète, je me demande si je ne suis pas maniaco-dépressif, même si je sais qu'il faut beaucoup plus de temps pour poser un tel diagnostic, qui est assez lourd. Et je m'angoisse là-dessus alors qu'il y a une semaine je doutais même d'être dépressif!! Mr. rationnalité 2008... Enfin la différence, c'est que j'essaie de me modérer cette fois-ci, de ne pas tomber dans le piège d'il y a 2 semaines.

 J'ose à peine relire la première note de ce journal, je la trouve complètement étrangère à moi. Et pourtant, je me souviens parfaitement l'avoir écrite, qu'elle collait parfaitement au flot de ce truc qui sortait de moi et qui me rongeait.  

 En tout cas, à partir de demain, je suis censé changer de traitement pour essayer de stabiliser ses variations d'humeur. J'abandonne une étude de phase 3 pour une combinaison d'antidépresseurs. Trop lourd en terme de suivi, pas concluant pour moi, même si il y a quand même eu du mieux.

 Mais avant ça, re-prise de sang, re-ECG. La fête quoi. Dites bonjour au trou de la Sécu, les amis (je déconne, c'est le labo qui paye, non mais oh!)

 Ah oui, j'oubliais presque...  samedi, pour éviter de décharger une grosse crise de panique/angoisse/ Titanic, j'ai appelé SOS amitié pour me vider les tripes. J'avais des préjugés sur cette asso (vague souvenir d'Anémone dans Le Père Noel est une ordure), genre c'est pathétique d'appeler. Virage à 180° je suis tombé sur quelqu'un de génial qui m'a écouté, m'a aidé à reformuler et à reprendre mon calme. je ne suis pas soigné, mais c'est une sacré découverte. Merci à eux.

 A plus, et d'ici là, tenons tous bons les zaminches

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